Cas particuliers dans l'hépatite C

CO-INFECTION VIRALE

Co-infection VHC-VIH

L’évolution vers la cirrhose est plus fréquente et plus rapide.

On distingue 2 situations selon qu’il y a ou non immunodépression.

Pas d’immunodépression

Il n’y a pas d’indication immédiate de traitement anti-rétroviral ; le traitement de l’infection virale C est prioritaire.

Si le malade a déjà un traitement anti-rétroviral, l’indication du traitement anti-VHC repose sur les critères histologiques classiques. Il conviendra de se méfier des risques liés à l’association ribavirine et analogues nucléosidiques anti-VIH.

Immunodépression

Le traitement anti-VHC n’a pas la priorité. L’immunodépression diminue l’efficacité et la tolérance du traitement anti-VHC.

Co-infection VHC-VHB

Cette co-infection doit toujours être recherchée (Ag HBs, anti-HBc, anti-HBs).


ADDICTION

Alcool

Une consommation excessive augmente la réplication virale et la vitesse de progression de la fibrose ; elle diminue l’efficacité du traitement.

Conseil au patient : une consommation nulle ou très limitée (< 10 g/j) est recommandée (Conférence de consensus de février 2002)

Si nécessaire, le traitement anti-viral peut être proposé en cas d’alcoolo-dépendance, si elle est prise en charge (ce qui est important même en l’absence de traitement antiviral, pour limiter l’évolution de la maladie du foie).

Usage de drogue

La prise d’un traitement de substitution, ni même l’usage ponctuel de drogue chez une personne stabilisée, ne contre-indique le traitement antiviral (Conférence de 2002).

Dans cette situation il existe souvent des facteurs favorables et d’autres défavorables.

  • Facteurs favorables : Age jeune, durée d’infection courte, atteinte histologique minime, prévalence d’un bon génotype (génotype 3)
  • Facteurs défévorables : Alcool, co-infection VIH, troubles psychiatriques…