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Tests de connaissances Hépatite
C
Hépatite C : Quel est le traitement optimal ?
Une Conférence de Consensus s'est tenue à Paris en
février 2002 sur ce sujet et de nouveaux interférons
sont ou vont être disponibles en ville. Le Dr Eugène
vous propose de tester vos connaissances sur ces notions: parmi
les propositions suivantes, une seule est fausse, laquelle ? La
solution figure en bas de page.
1) On peut proposer 3 types de traitement à un patient infecté
par le virus de l'hépatite C (VHC) :
a) Un traitement antiviral.
b) Une transplantation hépatique.
c) Des mesures d'accompagnement.
Nous envisagerons ici le traitement antiviral
2) Avant de voir les recommandations de la Conférence de
consensus, il est utile de rappeler les notions suivantes concernant
le traitement antiviral.
a) Réponse au traitement.
i) On parle de réponse virale lorsque le VHC a disparu en
fin de traitement (la recherche de l'ARN du VHC est négative
dans le sérum en PCR [qualitative]).
ii) Lorsque cette négativité de la PCR persiste 6
mois après l'arrêt du traitement, on parle de réponse
virale prolongée (RVP).
iii) Cette RVP équivaut en pratique à une disparition
définitive de l'infection virale C (dans plus de 90% des
cas).
iv) Réponse biochimique : c'est la normalisation des transaminases.
v) Réponse histologique : c'est l'amélioration (significative)
des lésions histologiques et notamment une régression
du stade de fibrose. Cette amélioration est habituelle en
cas d'éradication virale prolongée, mais elle peut
aussi s'observer en cas de réponse biochimique sans éradication
virale (et parfois même si la réponse biochimique est
incomplète : diminution des transaminases sans normalisation).
b) L'interféron pégylé (IFN-PEG): qu'est-ce
que c'est ?
i) L'IFN-PEG est constitué d'IFN standard lié à
du polyéthylène glycol (PEG). La pégylation
a 2 avantages :
- Elle diminue la clairance rénale de l'IFN et prolonge sa
½ vie : une injection hebdomadaire est suffisante.
a) L'IFN-PEG est plus efficace que l'IFN standard, qu'il s'agisse
de l'IFN alpha 2b (VIRAFERON-PEG) ou de l'IFN alpha 2a (PEGASYS,
non encore commercialisé).
c) Génotype et traitement : un impact important.
Le génotype est un facteur déterminant de la réponse
au traitement. On peut ainsi espérer avec la bithérapie
pégylée (IFN-PEG + ribavirine [Rebetol]) :
a) Génotype 1 : environ 50% de RVP (le génotype 1b
est particulièrement fréquent en cas d'hépatite
post-transfusionnelle)
ii) Génotypes 2 et 3 : plus de 80% de RVP (le génotype
3 est fréquent chez les (anciens) usagers de drogue).
d) Quels sont les résultats du traitement antiviral ?
On peut les résumer comme suit :
i) Six mois d'IFN en monothérapie permettent d'obtenir une
RVP dans environ 10% des cas.
ii) Douze mois d' d'IFN en monothérapie permettent d'obtenir
une RVP dans environ 33% des cas.
iii) Une bithérapie, associant IFN standard et ribavirine,
permet d'obtenir une RVP dans environ 40% des cas.
iv) Une bithérapie pegylée, associant IFN-PEG et ribavirine,
permet d'obtenir une RVP dans environ 55% des cas.
3) Les recommandations de la Conférence concernant le traitement
sont les suivantes.
a) La posologie hebdomadaire de l'IFN (en SC) est de :
i) Viraferon-Peg : 1,5 µg/kg
ii) Pegasys : 180 µg
b) La posologie idéale de la ribavirine est > 10,6 mg/kg/j,
soit en pratique (les gélules sont dosées à
200 mg) :
i) < 65 kg : 800 mg
(2 gélules matin et soir)
ii) 65 et < 85 kg : 1 g
(2 gélules le matin et 3 le soir)
iii) > 85 kg : 1,2 g
(3 gélules matin et soir)
c) La durée de la bithérapie est fonction du génotype
:
b) Génotype 2 ou 3 : 24 semaines.
c) Génotype 4, 5, 6 : 48 semaines.
d) Génotype 1 : 48 semaines, à condition qu'une PCR
faite à la 12ème semaine soit négative ou montre
une baisse d'au moins 2 log de l'ARN viral initial.
e) Ces recommandations pourraient cependant être revues en
fonction des résultats d'études en cours. Les 2 remarques
suivantes doivent notamment être formulées :
i) Il n'y avait pas de différence significative de RVP avec
l'IFN-PEG en monothérapie, entre les posologies de 1,5 µg/kg/semaine
et de 1 µg/kg/semaine. C'est pourquoi, notamment en raison
de la plus grande fréquence des effets secondaires avec la
posologie forte, il est important de faire des essais avec 1 µg/kg
en bithérapie.
ii) Il n'est pas non plus exclu que la posologie de ribavirine >
10,6 mg/kg/j, soit excessive chez certains malades.
Réponse :
Le chiffre indiqué dans la proposition 2) d) ii) n'est
pas tout à fait exact. En effet, après douze mois
d' d'IFN en monothérapie, on obtient une RVP dans environ
15% des cas (et non dans 33% des cas).
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