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Tests de connaissances Hépatite
C
Hépatite C : Testez votre culture générale
Parmi les affirmations suivantes une seule est fausse (pour l'ensemble
des chapitres et pas une par chapitre). La solution figure en bas
de page.
1. EPIDEMIOLOGIE
A) Dans le monde, environ 170 millions d'individus sont infectés
par le virus de l'hépatite C (VHC).
B) Environ 1% des Français ont des anticorps anti-VHC.
C) L'incidence des hépatites post-transfusionnelles a beaucoup
diminué depuis 1990, en raison de la sérologie anti-VHC
obligatoire.
D) Le risque résiduel de contamination est actuellement de
1 pour 375 000 dons.
E) Le mode actuel de contamination le plus fréquent est la
toxicomanie IV.
F) Il faut s'attendre à une forte augmentation d'incidence
du carcinome hépatocellulaire (CHC) lié au VHC dans
les années à venir.
2. DEPISTAGE
Une sérologie virale C doit être prescrite dans les
cas suivants.
A) Antécédent de transfusion.
B) Toxicomanie (IV ou nasale), actuelle ou passée.
C) Enfant né d'une mère porteuse du VHC, en sachant
que la présence d'anticorps (jusqu'à 12 mois), n'implique
pas l'existence d'une contamination.
D) Conjoint d'un sujet porteur du VHC, en sachant que le risque
de contamination est faible.
E) Transaminases élevées.
F) Hémodialysé, hémophile.
G) Milieu carcéral.
3. DIAGNOSTIC
A) Le premier test à réaliser est une sérologie
anti-VHC
B) La sérologie anti-VHC est prise en charge à 100%.
C) Devant une sérologie anti-VHC positive, il peut être
indiqué de vérifier qu'il y a bien une infection virale
C persistante (en demandant la recherche de l'ARN du VHC par PCR
qualitative), notamment dans les cas suivants :
a) Transaminases normales (il existe 20% de guérisons
spontanées).
b) Transaminases élevées, mais présence
d'une autre cause possible d'élévation (qu'une éventuelle
hépatite C) comme : obésité, diabète,
alcool.
4. HISTOIRE NATURELLE
A) La consommation d'alcool aggrave l'histoire naturelle de l'hépatite
C.
B) La vitesse d'évolution de la fibrose après contamination
par le VHC, peut être très différente d'un malade
à l'autre.
C) On peut distinguer 3 types de malades, selon le délai
d'apparition d'une cirrhose :
a) Fibroseur rapide : moins de 20 ans
b) Fibroseur lent : plus de 40 ans
c) Fibroseur " moyen " entre 20 et 40 ans
D) La répartition des patients en fonction des profils décrits
ci-dessus est d'environ 1/3 par catégorie.
E) Les facteurs susceptibles d'accélérer l'évolution
de la fibrose sont les suivants :
a) Alcool.
b) Sexe masculin.
c) Contamination après 40 ans.
d) Co-infection avec le VIH (et le VHB)
5. TRAITEMENT : INDICATIONS
A) Actuellement, la plupart des auteurs n'envisagent un traitement
que lorsque les transaminases sont augmentées.
B) Le premier facteur à prendre en compte est le résultat
de la ponction biopsie hépatique (PBH). Ainsi :
a) Il n'est classiquement indiqué de traiter que devant fibrose
modérée (F2) à sévère (Fibrose
extensive = F3, cirrhose = F4)
b) Il n'est pas habituel de traiter une hépatite dite "
minime " .
C) Les autres facteurs à considérer dans la décision
thérapeutique sont les suivants :
a) Âge physiologique
b) Eventuelle contre-indication à l'un ou l'autre des antiviraux
c) Etat cardio-vasculaire (en raison notamment de la ribavirine)
d) Manifestations cliniques et qualité de vie
e) Motivations du patient
f) Génotype (On peut espérer 80% de guérison
de l'infection après 24 semaines de bithérapie en
cas de génotypes 2 et 3)
6. TRAITEMENT : RESULTATS
A) Le traitement de référence est une bithérapie
associant interféron pegylé et ribarivirine.
B) En cas de réponse virale prolongée (ARN du VHC
non détectable par PCR qualitative 6 mois après l'arrêt
du traitement), celle-ci se maintient habituellement (dans plus
de 90% des cas) pendant les années suivantes.
C) Amélioration des lésions hépatiques. On
peut observer :
a) Qu'une éradication virale prolongée s'accompagne
d'une amélioration nette des lésions histologiques
.
b) Qu'en l'absence d'éradication virale, il n'y pas d'amélioration
histologique.
D) Le principal facteur prédictif de réponse est le
génotype.
E) La bithérapie pegylée permet d'obtenir les taux
suivants de réponse virale prolongée.
a) Génotype 2 et 3 : 80%
b) Génotype 1 : 50%.
F) Chez les malades ayant répondu, puis rechuté, après
un premier traitement par IFN seul, l'efficacité de la bithérapie
a été démontrée.
G) La dose de ribavirine doit être prescrite en fonction du
poids si l'on ne veut pas perdre en efficacité (> à
environ 11 mg/kg). On doit ainsi proposer les posologies suivantes
:
< 65 kg : 800 mg/j
entre 65 et 85 : 1000 mg/j
> 85 kg : 1200 mg/j
7. TRAITEMENT : SURVEILLANCE
A) Chez la femme en période d'activité génitale,
un test de grossesse est obligatoire, avant de démarrer la
bithérapie, puis chaque mois, avant de renouveler le traitement.
B) Une contraception est nécessaire pendant le traitement
et aussi après son arrêt, pendant un certain temps
:
a) 4 mois lorsque la femme est traitée
b) 7 mois lorsque l'homme est traité
C) Les examens à réaliser pendant le traitement (bithérapie)
sont les suivants :
a) Chaque mois : NFS, plaquettes (+++), transaminases
b) Pendant le 1er mois, il faut une NFS avec plaquettes à
J15.
c) Tous les 3 mois : TSH, créatininémie, uricémie
d) En cas de génotype 1 :ne pas oublier de faire une virémie
quantitative à 3 mois.
8. TRAITEMENT : EFFETS SECONDAIRES
A) Un arrêt de traitement en raison d'effets secondaires
s'observe dans :
a) Environ 10% des cas en cas de bithérapie de 6 mois
b) Environ 20% en cas de bithérapie de 12 mois
B) Les principaux effets secondaires observés avec l'interféron
sont :
a) Syndrome pseudo-grippal, très fréquent, notamment
après la 1ère injection (prévenir le malade)
b) Irritabilité, asthénie (se méfier d'un authentique
syndrome dépressif)
c) Neutropénie et thrombopénie (notamment en cas de
cirrhose)
C) Les principaux effets secondaires observés avec la ribavirine
sont :
a) Anémie hémolytique, notamment pendant les 1ères
semaines de traitement (danger en cas d'antécédents
cardio-vasculaire et chez le sujet âgé)
b) Toux et dyspnée
c) Sécheresse cutanée et prurit
d) Goutte
9. CO-INFECTION VHC-VIH
A) La co-infection VHC-VIH touche surtout les toxicomanes par voie
IV et les hémophiles.
B) L'hépatite C n'influence pas la maladie due au VIH.
C) L'infection par le VIH exerce différents effets sur la
maladie due au VHC.
a) Elle peut entraîner une sérologie anti-VHC faussement
négative (d'où l'intérêt de la recherche
de l'ARN du VHC par PCR).
b) Elle peut aggraver l'évolution de l'infection par le VHC
(augmentation de la rapidité d'évolution de la fibrose).
c) La multiplication du VHC est augmentée.
d) Le risque de transmission materno-ftale est augmenté
(sans doute en raison de l'augmentation de la réplication
du VHC).
D) L'amélioration de la survie des patients infectés
par le VIH rend impératif de ne pas négliger l'association
à une éventuelle infection virale C et d'envisager
son traitement.
Réponse :
Dans le Chapitre 6, TRAITEMENT : RESULTATS, l'affirmation C) b)
est fausse. En effet, plusieurs études ont montré
que le traitement antiviral pouvait entraîner une amélioration
histologique, même en l'absence d'éradication virale,
dans un nombre important de cas. Il semble aussi, qu'en cas de cirrhose,
le traitement puisse, même en l'absence d'éradication
virale, diminuer l'incidence des complications, décompensation
et aussi carcinome hépatocellulaire. Ces notions donnent
la possibilité, en l'absence d'éradication virale,
mais en cas de réponse biochimique (baisse significative
des transaminases sous traitement), d'instituer un " traitement
d'entretien " par l'interféron en monothérapie.
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