Transmission du virus de l'hépatite C
MODALITES DE TRANSMISSION
Transfusion
Depuis la recherche danticorps anti-virus C (1991), la transmission
transfusionnelle a pratiquement disparu.
Usage de drogue.
Linjection de drogue par voie veineuse (et nasale) est le
mode de contamination actuel le plus fréquent.
Risque percutané.
Les tatouages, le piercing, lacupuncture, la mésothérapie
peuvent être à lorigine de contamination, en
cas dusage de matériel non jetable et non correctement
stérilisé
CONSEILS AUX PATIENTS
Couple
La transmission sexuelle est rare. Elle pourrait être due à des
lésions génitales associées à des MST (herpès génital en particulier).
L’usage de préservatifs pour les couples stables n’est pas nécessaire,
sauf en période menstruelle ou en cas de lésions génitales.
Mère-enfant
Le risque de transmission (au moment de l’accouchement) est habituellement
inférieur à 5%, mais il peut atteindre 10% en cas de charge virale
élevée (surtout en cas de co-infection VHC-VIH). La grossesse et
l’allaitement en sont pas contre-indiqués.
QUI DEPISTER ?
Les recommandations
de la conférence de consensus sont consultables sur le
site de la Société Nationale Française de Gastroentérologie
(www.snfge.org) ainsi que sur celui de l'ANAES (www.anaes.org).
Nous les résumons dans l’encadré ci-dessous.
|
Qui dépister
?
|
|
Risque élevé
|
Produits sanguins et greffes < 1992
Usage (même unique) de drogue par voie IV
Enfant né de mère séropositive
Séropositivité VIH
Hémodialysé |
|
Risque plus faible
|
Partenaires sexuels de sujets VHC (+)
Entourage familial
Incarcération (actuelle ou passée)
Risque percutané : tatouage, piercing, ou mésothérapie
ou acupuncture sans matériel à usage unique et
sans précaution dhygiène suffisante
Augmentation inexpliquée des transaminases (ALAT)
Sujets originaires (ou ayant eu des soins) dans des pays de
prévalence élevée (Asie du sud-est, Moyen-orient,
Afrique, Amérique du sud) |
COMMENT DEPISTER ?
Sérologie virale C
Il faut en principe faire 2 sérologies anti-VHC, faites avec des
2 réactifs différents
Recherche de l’ARN viral C par PCR qualitative
Si la sérologie est positive, il faut, pour affirmer une infection
actuelle, faire une recherche de l’ARN du VHC par PCR qualitative.
En effet, il y a environ 20% de guérison spontanée : ALAT normales
et PCR négative (on répétera cette dernière par prudence).
ATTENTION : Sérologie (+) ne veut pas dire
infection actuelle !
Transaminases
Si elles sont augmentées la question d’une biopsie hépatique se
pose.
Si elles sont normales, il faut se méfier car elles peuvent fluctuer.
En cas de PCR positive, on ne peut parler d’infection virale C à
transaminases normales qu’après avoir réalisé 6 dosages à 1 mois
d’intervalle.
ATTENTION : ALAT normale ne veut pas dire
toujours normale !
|